MEDUSE

Peinture: Lionel Guibout

Un extrait de notre première résidence @ La Cité de la Voix (Vezelay):


Inspiré par le drame du radeau de la Méduse, ce projet est le résultat d’un travail mené dans trois directions :

Un travail sonore et vocal autour de la mise en voix des témoignages des rescapés, travail mené en particulier par Isabelle Duthoit

Un propos musical improvisé visant à mettre les auditeurs au plus près du vivant du son :
Jacques Di Donato,
Nicolas Nageotte,
Simon Henocq,

Un travail plastique mené sur le thème du Radeau par Lionel Guibout et incluant des performances sur scène (live painting), avec des retransmissions en direct via un dispositif vidéo en collaboration avec Guillaume de Boisseuil.




En juillet 1816 au cours d’une expédition coloniale à destination du Sénégal une frégate battant pavillon français, la Méduse, s’échoue sur un haut-fond au large de la côte mauritanienne. L’abandon du navire se fait dans une extrême précipitation. 150 hommes et une femme se retrouvent entassés sur une embarcation construite à la hâte et abandonnés en pleine mer avec pour seuls vivres des barriques de vin et quelques biscuits. 13 jours plus tard le radeau est tiré des eaux, il ne reste à son bord que 15 survivants décharnés, entre la vie et la mort. Les tempêtes, la faim, la déshydratation, les scènes d’ivresse et de bagarre collective, et pour finir le désespoir et la folie ont transformé l’embarcation en un convoi de suppliciés. 


"Nous ne réveillerons pas la Méduse à la veille de son bicentenaire. Elle est là, toujours là, à quelques encablures du continent africain, au fond de chaque embarcation de fortune où s’entassent des centaines d’hommes et de femmes qui tentent d’atteindre la côte en échappant à la derive."

Peinture: Lionel Guibout